Isolation et consommation de chauffage
Comprendre l'ordre de grandeur de votre consommation de chauffage est la première étape pour identifier les économies réalistes que peut apporter une rénovation de l'isolation.
En France, le chauffage représente en moyenne près des deux tiers de la consommation d'énergie d'un foyer, et davantage encore dans un logement ancien mal isolé. Les chiffres exacts varient selon la zone climatique, le mode de chauffage et la qualité de l'enveloppe du bâtiment, mais l'ordre de grandeur reste éloquent.
Les seuils de consommation à connaître
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) classe les logements en sept étiquettes, de A à G, en fonction de leur consommation d'énergie primaire et de leurs émissions de gaz à effet de serre. Voici les ordres de grandeur indicatifs :
| Étiquette DPE | Consommation | Type de logement |
|---|---|---|
| A | ≤ 70 kWh/m²/an | Bâtiment passif ou très basse consommation |
| B | 71 à 110 kWh/m²/an | Construction récente performante |
| C | 111 à 180 kWh/m²/an | Logement bien rénové |
| D | 181 à 250 kWh/m²/an | Logement classique |
| E | 251 à 330 kWh/m²/an | Habitation ancienne peu isolée |
| F | 331 à 420 kWh/m²/an | Passoire thermique (interdite à la location en 2028) |
| G | > 420 kWh/m²/an | Passoire thermique (déjà interdite à la location) |
Logement neuf et logement existant
Depuis le 1er janvier 2022, toute construction neuve doit respecter la réglementation environnementale RE 2020, qui a remplacé la RT 2012. Cette norme va plus loin que sa devancière : elle limite la consommation d'énergie primaire, mais aussi l'empreinte carbone du bâtiment sur l'ensemble de son cycle de vie, et elle introduit un indicateur dédié au confort d'été.
Pour le parc existant, qui représente l'essentiel des enjeux, la priorité reste de faire remonter les logements F et G vers les classes C ou D, et de viser idéalement la classe B pour les rénovations ambitieuses.
Repère utile. Une rénovation thermique sérieuse permet généralement de gagner deux à trois classes de DPE, soit de passer d'un logement à 350 kWh/m²/an à un logement autour de 120 à 180 kWh/m²/an, avec une facture de chauffage divisée d'autant.
Estimer sa propre consommation
Avant tout chantier, il est utile de chiffrer sa consommation actuelle. Trois sources d'information sont fiables :
- Les factures d'énergie des deux ou trois dernières années, qui donnent une consommation réelle en kWh.
- Le DPE du logement, obligatoire à la vente et à la location, qui fournit une estimation conventionnelle.
- Un audit énergétique, plus poussé, désormais obligatoire pour les ventes de maisons classées E, F et G.
L'audit est souvent l'investissement le mieux rentabilisé : il identifie précisément où partent les calories et il permet d'arbitrer correctement entre les différents postes de travaux. C'est aussi un préalable obligatoire à la rénovation d'ampleur de MaPrimeRénov'.
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